Expositions 2019-2020

 (les expositions sont présentées en ordre chronologique de début)

 

Avec les expositions sur Vincenzo Gemito et Luca Giordano, le Petit Palais consacre cet automne à Naples, en partenariat avec le musée de Capodimonte.

  du 15 octobre 2019 au 26 janvier 2020 à Paris

Petit Palais

"Vincenzo Gemito (1852-1929) : Le sculpteur de l’âme napolitaine"

L’œuvre inédite en France du sculpteur


L’histoire de Gemito est celle d’un enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples qui va devenir l’un des plus grands sculpteurs de son temps, célébré dans sa ville natale puis dans le reste de l’Italie et en Europe. À vingt-cinq ans, il fait sensation au Salon à Paris puis l’année suivante à l’exposition Universelle de 1878. tour à tour décrié et adulé par la critique, il introduit le réalisme dans la sculpture italienne. Revenu à Naples, il continue son œuvre malgré des crises de folie.

Malatiello-Le petit malade 1870, terre cuite, 38 x 16 x 22 cm, Musée San Martino, Naples 

Après sa mort, il disparaît peu à peu de l’Histoire, relégué au rang d’un artiste du pittoresque, oubliant son rôle primordial sur la sculpture de son temps. Avec près de 120 œuvres, c’est donc une véritable redécouverte que propose le Petit Palais avec la collaboration exceptionnelle du Museo e Real Bosco di Capodimonte à Naples.

Buste de Giuseppe Verdi (Busto di Giuseppe Verdi), 1873,
Bronze, 42 x 63 cm
Museo e Real Bosco di Capodimonte, Naples

Vincenzo Gemito et son "buste d’Anna"

Page de l'exposition

 

  du 14 novembre 2019 au 23 février 2020 à Paris

 Petit Palais

"Luca Giordano (1634-1705) : Le triomphe de la peinture napolitaine"


Le Petit Palais présente pour la première fois en France une rétrospective consacrée au peintre napolitain Luca Giordano (1634-1705), l’un des artistes les plus brillants du XVIIe siècle européen.

Lucrezia e Tarquinio

L’exposition met en valeur l’exceptionnelle virtuosité de cette gloire du Seicento à travers la présentation de près de 90 œuvres, tableaux monumentaux et dessins, réunis grâce aux prêts exceptionnels du musée de Capodimonte à Naples, des principales églises de la ville et de nombreuses institutions européennes dont le musée du Prado.

Diana ed Endimione

Formé dans le sillage de Jusepe de Ribera (1591-1652), espagnol de naissance mais napolitain d’adoption, Giordano assimila avec maestria son génie ténébriste tout en commençant sa carrière à succès par des quasi-pastiches d’œuvres de Raphaël, de Titien comme de Dürer. Un séjour de formation à Rome vers 1653 le mit toutefois en contact avec la modernité baroque et les innovations d’un Rubens comme d’un Pierre de Cortone. C’est grâce à sa capacité à intégrer les innovations de son temps comme des maîtres du passé que l’œuvre de Giordano évolua continuellement depuis le naturalisme jusqu’à des mises en scène baroques d’une fougue inégalée.

Très vite reconnu dans toute la péninsule italienne, il reçoit de très nombreuses commandes et exécute près de 5 000 tableaux et ensembles de fresques d’où son surnom de « Luca fa presto » (Luca qui va vite) ! Il reste le peintre par excellence des églises de Naples qui sont remplies de ses toiles d’autel dont l’exposition présentera une sélection. Ces immenses compositions frappent par leur dramaturgie complexe, mettant en scène les saints de la Contre-Réforme comme les patrons tutélaires de la ville, notamment San Gennaro (saint Janvier).

Luca Giordano - autoportrait


L’exposition met en valeur le contraste entre des compositions tourmentées, Crucifixion de Saint Pierre (par Giordano et par Mattia Pretti), Martyr de saint Sébastien (idem), terrible Apollon et Marsyas (par Giordano et par Ribera) et, dans un registre sensuel hérité du Titien, de langoureuses Vénus, Ariane abandonnée ou Diane et Endymion.

Son rayonnement dépassa l’Italie et, s’il refusa les sollicitations royales pour l’attirer à Paris, il s’installa à la cour de Charles II d’Espagne à partir de 1692, où il réalisa d’immenses fresques notamment, pour le Cazón del Buen Retiro à Madrid, le monastère de l’Escorial ou encore la cathédrale de Tolède. L’exposition évoque d’ailleurs cet aspect majeur de son œuvre en proposant aux visiteurs une expérience immersive dans une salle de projection.

Page de l'exposition