Conférences 2019-2020

Vous pouvez télécharger le programme simplifié : ICI

Sauf indication contraire, les conférences se dérouleront
à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts,
place de la Cathédrale d’Orléans de 15h00 à 16h30

Participation : 5€ (tarif réduit 4€ pour les adhérents et les moins de 26 ans)
 


 

Samedi 12 octobre 2019

Amelia Rosselli, poétesse italienne

 Conférence de Rodolphe GAUTHIER

Vie et œuvre d’Amelia Rosselli (1930-1996)
Fille de Carlo Rosselli, co-fondateur du mouvement « Libertà e Giustizia » (assassiné en 1937 en France), et de Marion Cave, activiste anglaise du Labour, Amelia Rosselli est née à Paris en 1930 et a grandi dans trois langues – l’italien, l’anglais et le français – qui imprègnent toute son œuvre. Cousine d’Alberto Moravia, lancée par Pier Paolo Pasolini, influencée par le dodécaphonisme, la poétesse, morte elle-même tragiquement en 1996, a laissé une œuvre poétique exigeante, saisissante, d’une intensité torturée.
Au fil de cette vie où se croisent Louis Joxe, John Cage, Allan Ginsberg et la Beat Generation, Pier Paolo Pasolini, Carlo Levi ou encore Bobi Bazlen, Rodolphe Gauthier, poète et traducteur du recueil "Document" (éditions La Barque, 2014), parcourra des extraits de textes marqués par un trilinguisme qui rappelle l’« ydioma tripharium » de Dante et, à travers l’errance géographique et psychologique de la poétesse, par les vicissitudes du siècle dernier.

Rodolphe GAUTHIER est traducteur d’Amelia Rosselli

 

Samedi 9 novembre 2019

AUX SOURCES DE ROME : LES ÉTRUSQUES ET LEUR ART

Conférence de Anne-Marie Terel 

Les Étrusques créent la première grande civilisation de l'Italie, des Alpes à la Campanie, à partir du 8e siècle. Ils connaissent leur apogée aux 6e et 5e siècles puis leurs villes sont conquises une par une par les Romains. Absorbés peu à peu par Rome dont ils deviennent citoyens, ils jouent un rôle capital aux origines de leur puissante voisine à qui ils lèguent de nombreux aspects de leur religion et de leur art. Les nécropoles étrusques, notamment celle de Tarquinia, ont livré une multitude de tombes aux parois ornées de peintures et riches en matériel funéraire. L'art de la sculpture est illustré par l'Apollon de Véies, grandeur nature, et les deux fameux sarcophages des époux en terre cuite ainsi que par la Chimère d'Arezzo en bronze.

Anne-Marie Terel est conférencière nationale diplômée de l'Institut d'Art de Paris IV-Sorbonne

 

Samedi 7 décembre 2019

Conférence-concert : Le violon et l'Italie

Conférence de Laurent Zakowsky
Avec la violoniste Pauline D'Huisme et le violoncelliste
Benjamin Garnier

Le violon apparait en Italie, à l'aube du 16ème siècle. Quelle est son origine, ses luthiers célèbres, son mode de fabrication? Quelles sont les spécificités du violon italien?
Laurent Zakowsky, luthier, propose de vous faire part de ses recherches et de ses expériences professionnelles dans un récit original, poétique et humoristique. Il sera accompagné de Pauline D'Huisme, violoniste, et de Benjamin Garnier, violoncelliste.

Laurent Zakowsky est né à Pau en 1967. A quinze ans, il part faire son apprentissage de luthier à l'école de Mirecourt. Afin de parfaire sa formation, il passe deux ans à Venise puis dans différents ateliers à Paris. Son parcours l'amène ensuite à la découverte d'autres façons de vivre et d'aimer le violon. Il professe actuellement à Orléans, où il est spécialisé dans la fabrication d'altos. Il est l'auteur d'un livre, "Petites histoires du violon", paru en 2018 aux éditions Aedam Musicae.

 

Samedi 11 janvier 2020

L'émigration italienne aux XIXe et XXe siècles

Conférence de Maurice Martin

Près de 29 millions d'Italiens ont quitté le pays durant ces deux derniers siècles ; au point qu'aujourd'hui il y a plus d'Italiens d'origine dans le monde que dans la péninsule.
La conférence insistera sur deux caractères spécifiques de ce phénomène concernant l'Italie:
- Le premier, c'est qu'il n'y a pas d'explication unilatérale du type : « on fuit la misère du sud pour aller chercher fortune en France, en Argentine ou aux États-Unis ». Les causes du départ sont beaucoup plus complexes, d'autant qu'un bon tiers de ces migrants a finalement  pris le chemin du retour.
- Le second, c'est que ces derniers sont revenus plus « Italiens » que ceux qui, dans la péninsule, étaient restés avant tout « Siciliens », « Lombards », « Calabrais »… plutôt qu’Italiens ! On a même pu écrire qu'autant que Cavour, Mazzini et Garibaldi, « Ils ont fait l’Italie » !

Maurice MARTIN est professeur d'histoire honoraire

 

Samedi 8 février 2020

Des mythes créateurs de réalité

 Conférence de Frédéric PIEVAIOLI

 

 

 

 

Rôles et variété des mythes fondateurs

 

 

 

Les légendes au secours de la réalité

 

 

 

Quelques exemples à travers la péninsule italienne

 

 

 

 

SAMEDI 7 MARS 2020

Florence, entre art, culture et histoire de la médecine

L'hôpital de Santa Maria Nuova, du Moyen Âge à nos jours

Conférence en italien de Manuele BELLONZI

Se è vero che Firenze è conosciuta universalmente come la culla del Rinascimento vi è da dire che, nell’ambito delle istituzioni caritatevoli, la città toscana ha una tradizione che risale al Medioevo.
La fondazione della confraternita della Misericordia, la più antica associazione di volontariato al mondo, parte infatti dalla prima metà del XIII secolo a Firenze, con funzioni inizialmente dedicate al trasporto dei malati e alla sepoltura dei defunti. L’Ospedale di Santa Maria Nuova segue di pochi anni la Misericordia, e dall’atto di fondazione del 23 giugno 1288, si è subito caratterizzato non tanto come hospitium, ma come luogo di cura di patologie acute più che di ricovero di poveri e viandanti. L’iniziativa fondativa fu presa da un privato, Folco Portinari (padre di Beatrice cantata da Dante Alighieri), destinando inizialmente pochi fabbricati al ricovero di solo 12 pazienti.
L’ispiratrice morale della realizzazione di questa istituzione sanitaria fu però Monna Tessa, la governante di casa Portinari e poi fondatrice delle Oblate di Santa Maria Nuova, ordine religioso che per secoli si è dedicato all’assistenza infermieristica nel nosocomio fiorentino. Nei primi lavori di ampliamento del fabbricato del XIV secolo fu realizzata anche una cappella, alla quale nel 1339 fu aggregata la neo costituita Compagnia dei Pittori di San Luca. Si può capire quindi lo stretto legame fra gli artisti fiorentini e l’Ospedale, anche perché il quartiere fu nei secoli abitato da architetti, pittori e scultori. L’ospedale e la chiesa di Sant’Egidio, quest’ultima inglobata nei fabbricati che
teincrementarono nei secoli la struttura definitiva, furono così decorati con notevoli opere d’arte. Basti citare i lavori del Giambologna (Jean de Boulogne), l’Allori, Hugo van der Goes, Buontalenti, Bernardo Rossellino, Lorenzo Ghiberti, il Pomarancio, i Della Robbia, Andrea del Castagno e molti altri. Architettonicamente il grande loggiato a tre lati, probabilmente progettato dal Buontalenti ma realizzato dall’allievo Giulio Parigi, che fa oggi di Santa Maria Nuova un edificio all’apparenza seicentesco, è stato completato solo negli anni ‘60 del Novecento. Il recente restauro dell’ospedale, sia nella parte artistico-architettonica che sanitaria, fa di questo presidio una realtà unica al mondo. Moderno e funzionale ospedale cittadino e al contempo attraversato da un percorso museale fruibile da studiosi, cittadini, semplici appassionati o pazienti. Resta ancora incredibilmente viva quella tradizione che rende l’arte e il bello non solo veicolo di cultura, ma anche, in un certo modo, strumento di cura.

 

 

Samedi 4 avril 2020

Raphaël, un maître mythique depuis 500 ans

Conférence de Fabrice CONAN

 

Disparu en 1520, Raffaello Sanzio (1483-1520) fut un réformateur et créateur de premier plan, donnant à la Renaissance, grâce et humanité. D’Urbino à Pérouse, il assimile les propositions des maîtres, puis, à Florence, la rencontre avec Léonard de Vinci clôt sa formation. Il peut alors entrer sur la scène romaine, doué d’une grande technique, d’un talent de composition et d’une sensibilité, sans doute héritée de son poète de père. Ses tableaux et ses immenses fresques en font un maître de Rome à l’aura exceptionnelle.

Fabrice CONAN est historien de l’art