Théâtre 2018-2019

  jusqu'au 28 octobre 2018

"Galilée, le mécano"

 Théâtre de la Reine blanche à Paris

 Une pièce de Marco Paolini et Francesco Niccolini, mise en scène par Gloria Paris, avec Jean Alibert

 « Et pourtant, elle tourne ! »

En rupture avec son époque, Galilée valide la thèse de Copernic : la Terre tourne autour du Soleil ! Les complications peuvent commencer…

Ce spectacle, joué pour la première fois en France, nous conte la vie tumultueuse de cet immense scientifique, génial inventeur de la lunette astronomique, qui fit de la physique une science expérimentale. Avec humour, elle éclaire des notions telles que l’espace et le temps… et nous tient en haleine : comment Galilée n’a-t-il pas été brûlé ?

Francesco Niccolini, diplômé en Pataphysique involontaire au Collegium Pataphysicum Mediolanense, avec son travail de dramaturge il se penche régulièrement sur le mal-être de l'humanité. Depuis plusieurs années il travaille en collaboration avec Marco Paolini, avec qui il a écrit plusieurs pièces et réalisé plusieurs spectacles.


 

  jusqu'au 10 novembre 2018

"Laïka"

Une pièce de Ascanio Celestini

Théâtre du Rond-Point à PARIS

 

C’est Jésus, un pauvre diable, Karl Marx ou Zola. Il revient, il est à sa fenêtre. Il regarde et raconte le monde et ses déclassés, ses rejetés. Un SDF passé à tabac, une prostituée parmi les grévistes, une vieille qui cherche son chemin. Il invite les réfugiés et les démunis à imaginer la chienne Laïka, enfermée dans une capsule spatiale en 1957 par les Russes, envoyée vers la Lune. Aucun être vivant n’aura d’aussi près approché les étoiles. Plus loin, un accordéoniste rythme la parole et sert le péket, alcool de genièvre, produit wallon. Le public devient l’assemblée d’un bar, le narrateur appelle Che Guevara et Gandhi, rappelle que Dieu a besoin de saints pour faire des miracles.


Après avoir dépeint le monde des cyniques et des puissants dans Discours à la nation, succès au Rond-Point en 2015, puis Dépaysement en 2017, le conteur italien Ascanio Celestini dresse un portrait caustique et tendre du prolétariat d’aujourd’hui. Même parole rapide, flot nerveux, rap ou slam, le poème suivi par la musique de l’accordéon prend vie parmi les cagettes de bières et quelques lampes au sol, astres ou lucioles. Sa voix se fait kalachnikov d’un torrent d’espoir. L’acteur David Murgia, belge et prodige, tend un miroir abrasif d’une humanité et de ses contradictions. Pierre Notte
Laïka texte et mise en scène : Ascanio Celestini, avec : David Murgia, accordéon : Maurice Blanchy, composition musicale : Gianluca Casadei, avec la voix de : Yolande Moreau


 

  du 9 janvier au 31 mars 2019

"Novecento"

Une pièce de Alessandro BARICCO

Théâtre de la Porte Saint-Martin

à PARIS

 
Avec André DUSSOLLIER

et Elio DI TANNA (piano), Sylvain GONTARD en alternance avec Gilles RELISIEUX (trompette), Olivier ANDRÈS (contrebasse), Michel BOCCHI (batterie).

Mise en scène et adaptation française André DUSSOLLIER

Co-adaptation française Gérald SIBLEYRAS

Avec la collaboration de Stéphane de GROODT

Novecento naît en 1920 sur un paquebot.  Abandonné sur un piano il est élevé par l’équipage et ne connaît pas d’autre univers que la mer.  Il joue au piano tous les airs qu’il entend, il enthousiasme les foules, fascine, intrigue. Il est un phénomène pour tous ceux qui l’écoutent ! Il devient le plus grand pianiste au monde, on l’incite à descendre mais jamais il ne mettra un pied sur la terre : un clavier trop grand pour lui…

André Dussollier a remporté le Molière du meilleur comédien pour ce spectacle en 2015

Bande annonce

Critique Télérama de la représentation au Théâtre du Rond Point en 2014

Le livre en italien et en version bilingue

 (extrait)

Succedeva sempre che a un certo punto uno alzava la testa... e la vedeva. È una cosa difficile da capire. Voglio dire... Ci stavamo in più di mille, su quella nave, tra ricconi in viaggio, e emigranti, e gente strana, e noi... Eppure c’era sempre uno, uno solo, uno che per primo... la vedeva. Magari era lì che stava mangiando, o passeggiando, semplicemente, sul ponte... magari era lì che si stava aggiustando i pantaloni... alzava la testa un attimo, buttava un occhio verso il mare... e la vedeva. Allora si inchiodava, lì dov’era, gli partiva il cuore a mille, e, sempre, tutte le maledette volte, giuro, sempre, si girava verso di noi, verso la nave, verso tutti, e gridava (piano e lentamente): l’America. Poi rimaneva lì, immobile come se avesse dovuto entrare in una fotografia, con la faccia di uno che l’aveva fatta lui, l’America. La sera, dopo il lavoro, e le domeniche, si era fatto aiutare dal cognato, muratore, brava persona... prima aveva in mente qualcosa in compensato, poi... gli ha preso un po’ la mano, ha fatto l’America...

Alessandro Baricco nasce a Torino il 25 gennaio 1958. Si laurea in Filosofia con una tesi in Estetica e studia contemporaneamente al Conservatorio dove si diploma in pianoforte. L’amore per la musica e per la letteratura ispireranno sin dagli inizi la sua attività di saggista e narratore.
Come saggista esordisce con Il genio in fuga. Due saggi sul teatro musicale di Gioacchino Rossini (Il Melangolo, 1988; Einaudi, 1997). Castelli di rabbia (Rizzoli, 1991; Universale Economica Feltrinelli, 2007), suo primo romanzo, Premio Selezione Campiello e Prix Médicis Etranger, è un’autentica rivelazione nel panorama della letteratura italiana e ottiene il consenso della critica e del pubblico. Seguono Oceano Mare (Rizzoli, 1993; Universale Economica Feltrinelli, 2007), Premio Viareggio e Premio Palazzo al Bosco; il monologo teatrale Novecento (Feltrinelli, 1994) da cui Giuseppe Tornatore trae il film La Leggenda del pianista sull’oceano; Seta (Rizzoli, 1996; Fandango Libri, 2007), portato sullo schermo da François Girard con una produzione e un cast internazionali; City (Rizzoli, 1999; Universale Economica Feltrinelli, 2007) e Senza sangue (Rizzoli, 2002), tutti tradotti all’estero e recensiti dalle maggiori testate internazionali, dal “Guardian” al “New York Times”, da “Libération” a “Le Monde”. Altri suoi titoli sono: Emmaus (2009), Mr Gwyn (2011), Tre volte all'alba (2012), Il nuovo Barnum (2016).