Conférences 2018-2019

Vous pouvez télécharger le programme simplifié : ICI

Toutes les conférences se dérouleront à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts
Place de la Cathédrale d’Orléans de 15h00 à 16h30

Participation : 5€ (tarif réduit 4€ pour les adhérents et les moins de 26 ans)
 


 

Dimanche 13 octobre 2018

LE Cinéma Italien CONTEMPORAIN

 Conférence de JEAN GILI

"Depuis la fin des grandes comédies italiennes au milieu des années 80, le cinéma italien n'a pas retrouvé son prestige d'antan. Certes un vent nouveau a commencé à souffler avec Nani Moretti! Adepte de comédies où les préoccupations individuelles sont confrontées aux problèmes sociaux, il n'en reste pas moins seul dans cette longue période de crise. Aujourd'hui Moretti a vieilli et le cinéma contemporain italien n'a pas retrouvé une place de premier choix. Reste de nouveaux venus qui ont déjà fait leurs preuves comme Paolo Sorrentino depuis le début des années 2000 ou Matteo Garrone avec son cinéma percutant. Enfin on peut parler d'une certaine diversité dans le cinéma italien reposant sur des thèmes d'actualité ( la mafia ou la crise des migrants)."

Plan de la conférence:
I -   L'annonce du renouveau avec Moretti
II -  Une certaine traversée du désert dans les années 90
III - Le retour de la diversité depuis les années 2000

Jean Gili est critique cinématographique et historien du cinéma français

 

Samedi 10 novembre 2018

LA SARDAIGNE NURAGIQUE

Conférence de Benoît Sommier Riché de Beaumont

La Sardaigne est un lieu magique et mystérieux. De Cagliari à Nuoro, on découvre des témoignages d’une civilisation du Premier Age du Bronze, vers le XVIIIe siècle av JC. C’est la civilisation des nuraghes, peuple de bergers et de paysans qui vivait dans de petites communautés et qui a habité la Sardaigne pendant huit siècles, en construisant près de 7000 structures extraordinaires, desquelles on ne connaît pas précisément l’utilisation, Le nuraghe est il une forteresse ou un temple ? Cette civilisation est le pilier même de la culture sarde. Vers 900 av JC, elle commence à décliner lentement, avec l'arrivée des colonies phéniciennes et sombre dans l'oubli avec l'arrivée du pouvoir romain. Occasion donc de découvrir ces lieux enchanteurs et mystérieux.

Benoît SOMMIER RICHé DE BEAUMONT est professeur d’histoire et de civilisation italienne, attaché à l’université de Padoue.

 

Samedi 1er décembre 2018

L'Arte povera

Conférence de Claire grebille

Utilisée pour la première fois en 1967 comme titre d’une exposition Gênes, l’expression Arte povera est difficile à définir puisqu’elle désigne aussi bien l’utilisation de matériaux pauvres, tes des matériaux de rebus que des éléments naturels pour libérer l’art de sa dépendance à l’économie et aux institutions culturelles.   Participant à l’utopie contestataire des années 60 , en privilégiant l’instinct, le naturel et l’éphémère, il manifeste le désir de l’art italien de s’opposer au pop art américain. Art de la récolte et de la récupération, minimaliste et radical, il poétise la forme libre des matériaux. Des igloos de Mario Merz (photo),  aux arbres évidés de Penone et aux tondi de plumes d’oiseaux de Pino Pascali, l’arte povera se veut poétique, fugitif et durable.

Claire GREBILLE est conférencière, diplômée en histoire et histoire de l'art

 

Samedi 12 janvier 2019

La musique profane et sacrée dans l'Italie médiévale

Conférence de Matthieu Bouton

Profane et sacré sont  bien distincts dans notre vision culturelle occidentale. Totalement dénué de caractère religieux et ayant trait aux préoccupations humaines, le profane s’oppose au sacré, orienté sur le domaine religieux.

Au Moyen-âge cependant, les frontières entre ces deux domaines étaient plus poreuses. Des musiciens, hommes d’église ou troubadours, pouvaient faire usage du profane ou du sacré dans les textes et les musiques, mais tout aussi bien mêler les deux, véritable syncrétisme de deux genres a priori très différents. Des chansons de compositeurs italiens faisaient ainsi parfois irruption dans la messe. Le célèbre manuscrit des Carmina Burana en est une parfaite illustration ; il contient même une Messe des buveurs.  

Après avoir étudié rapidement les différences entre musique profane et sacrée, nous étudierons les conceptions intellectuelles à l’origine de ce mélange des genres, et les passerelles entre ces styles à travers les époques médiévales. Les Lauda de Saint-François d’Assise nous permettront, notamment, de comprendre l’émergence de la culture profane italienne dans des chants de louanges religieux, mais également les liens entre musique sacrée et profane à la période médiévale.

Matthieu Bouton est musicologue, instrumentiste, animateur

 

Samedi 2 février 2019

L'art de vivre à Venise au dix-huitième siècle

Conférence de Fabrice Conan

Les dernières heures de Venise sont flamboyantes : églises et palais se construisent à une époque où le rôle politique de la Sérénissime a quasiment disparu, et où les affaires et le commerce devient très concurrentiel. Dans un étourdissement, les palais s’embellissent, les boudoirs aux décorations de stucs précieux se multiplient, le casino devient une espace recherché pour les réceptions et les plaisirs. Toute l’Europe accourt dans une ville perpétuellement en fêtes, du carnaval aux messes et opéras de Vivaldi, c’est l’insouciance qui triomphe. Cette conférence nous plonge dans les grandes heures d’une ville enchanteresse.

Fabrice Conan est historien de l'art

 

Samedi 16 mars 2019

Des Bijoux des Gesualdo aux Bijoux des Médicis

Conférence de Kathy Toma

Le bijou est lié au conte de fées, à la magie, à l’idée du trésor alchimique, à la croyance dans le pouvoir des pierres… celles qui peuvent rendre invisible, celles qui peuvent guérir, évoquer l’être aimé ou ensorceler.
Les bijoux des grandes familles de la Renaissance ont - pour beaucoup d’entre eux - disparu. Les parures ont été démontées, transformées, se sont perdues; les pierres ont souvent été vendues ou volées. Pour en retrouver la trace, il faut se consacrer à l’exploration minutieuse d’inventaires, de testaments et de contrats de mariage -«Capitoli matrimoniali»- repérés à travers certaines archives,  que l’on associera à une recherche dans les collections de bijoux encore existants dans de grands musées (Louvre, Ecouen, Cluny, Pitti, Bargello…) ou dans des trésors d’églises… complétée, dans le domaine de la peinture, par leur représentation sur des portraits renaissance. C’est ainsi qu’on a des chances de faire ressurgir ces merveilleux et mystérieux protagonistes d’histoires oubliées.
Dans mon travail d’artiste, l’intérêt porté au bijou a des racines profondes que ma formation d’historienne d’art a permis d’enrichir.
Lié au thème de la parure du corps, corollaire de la nudité, et à celui de la mémoire qu’il enserre, (mémoire culturelle, historique, politique, personnelle et affective), le bijou constitue la cristallisation d’un désir de réappropriation au cœur de mon travail d’artiste sur les Identifications dès 1980: de La Dame à la Licorne aux personnages de Pisanello, aux Anges des Annonciations, créatures magiques par excellence, ornées de gemmes et d’escarboucles inspirées par Pollaiolo, Piero della Francesca, Fra Angelico et d’autres encore jusqu’aux personnages du temps de Carlo Gesualdo Prince de Venosa, le grand madrigaliste italien auquel j’ai consacré plus de vingt cinq ans de recherche et de création ayant donné naissance à des publications, expositions, spectacles, conférences, peintures de l’abside de l’Eglise de l’Addolorata à Gesualdo, bijoux. Ceux-ci étant venus à connaissance de Bernardo Bertolucci en 2007, il me proposa de les utiliser pour son film sur Gesualdo qu’il avait en projet depuis longtemps. Malheureusement pour nous tous, ce projet de film bien engagé n’a pas pu se concrétiser.
Mes bijoux ont eu un destin imprévu lorsqu’Alessandro Lai, chargé de la réalisation de tous les costumes pour le film-série télévisée sur les Médicis: I Medici, the Masters of Florence (2016) m’a demandé de les lui confier et d’en créer beaucoup d’autres pour cette production italo-américaine de la RAI dont le tournage de la deuxième saison, achevé en décembre 2017 sera suivi d’une troisième saison tournée l’été-automne 2018.
Cette redécouverte de l’existence des bijoux de la famille Gesualdo permet de restituer à la cour du Prince de Venosa ses fastes oubliés et de lui redonner son rang parmi ses pairs au sein des grandes cours européennes comme celle des Médicis, tout en révélant à travers leur présence, des fragments d’Histoire avec un grand H et d’histoires plus personnelles, révélatrices et émouvantes.

Kathy Toma est artiste peintre, plasticienne et docteure en histoire de l'art

 

Samedi 27 avril 2019

Matera

Conférence en italien de Giovanni Busco

Le détail de cette conférence sera disponible prochainement. Merci de patienter ! Sourire